|
||||||||||||||||||||||||||||
|
Le Baccharris - L'ilot de Roëlan
Le document d'objectifs (« docob ») NATURA 2000 du site Gâvres-Quiberon, qui regroupe notamment le diagnostic du site, les objectifs de gestion ainsi que les actions permettant d'atteindre ces objectifs, est achevé. Il a été rédigé de janvier 2002 à novembre 2004 par le biais de réunions de concertation : 51 groupes de travail définis par type de milieux, 14 réunions thématiques (agriculture, ostréiculture…), 2 comités de pilotage ainsi que de multiples entretiens avec les acteurs concernés.
Le « docob » a été présenté le 23 novembre 2004 en comité de pilotage (réunissant acteurs et usagers du site) et partiellement validé (tout ce qui concerne la « Baie de Plouharnel » n'a pas été validé). Pour la partie approuvée, il s'agit désormais de passer à la phase de réalisation concrète des actions Pour ce faire, le SIVU Grand Site Gâvres - Quiberon est devenu structure animatrice du document d'objectifs NATURA 2000, le 3 février 2005, c'est-à-dire chargé de la mise en oeuvre des actions par le biais d'une chargée de mission NATURA 2000, dont le poste est subventionné par la DIREN, non pas par les communes. Mise en œuvre des actions du document d'objectifs : La mise en œuvre des actions se fait par des contrats NATURA 2000 (passés entre l'Etat et le propriétaire du terrain) avec un cofinancement Europe / Etat. La démarche est volontaire et non obligatoire. Cette démarche de contractualisation est la démarche « normale » de mise en œuvre des actions du « docob ». Le Life Nature est un instrument financier européen permettant de mettre en œuvre les actions qui relèvent des deux directives NATURA 2000 (Oiseaux et Habitats) et donc les actions du document d'objectifs Natura 2000. En attendant le verdict du Life, les premières réalisations… Première réalisation : des travaux d'arrachage de plantes. 12 élèves en filière BEPA "Aménagement", option "entretien des espaces naturels et ruraux" du lycée Kerlébost de Saint Thuriau (à côté de Pontivy) accompagnés de leurs 2 enseignants (P. Loison à l'initiative de ce projet et J.P. Legrand) sont intervenus le vendredi 1ier avril afin d'arracher et de couper les espèces invasives (Baccharis, herbes de la pampa) dans les dépressions humides intradunales de Kerminihy sur Erdeven. Le lycée est intervenu, bénévolement, dans le cadre d‘un projet pédagogique.
Les dépressions humides intradunales, le plus souvent d'origine artificielle (carrières de sable), sont colonisées par des plantes dites invasives (Baccharis halimifolia, Herbe de la pampa). Une fiche action du document d'objectifs NATURA 2000 consiste en une lutte contre ces deux espèces. L'intervention du lycée de Kerlebost a permis de mener à bien une partie de cette fiche action sur un territoire donné. Les différents travaux réalisés ont été cadré par un cahier des charges très précis, l'action menée se devant d'être exemplaire. Le site d'intervention est écologiquement très sensible, différentes précautions ont donc été prises : travaux hors période de nidification de l'avifaune, accès au site d'intervention sur les cheminements existant, exportation et brûlage des déchets verts hors du site Les travaux réalisés : Petite zone humide Kerminihy : Coupe, arrachage, fauche des Baccharis Secteur 1 : au Nord de la dépression humide Secteur 2 : toute la marge Est de la dépression humide (en contrebas de l'itinéraire cyclable)
Grande zone humide Kerminihy : Coupe d'herbes de la pampa et arrachage de Baccharis Plusieurs pieds d'herbe de la pampa avaient été recensés sur ce secteur : avec ou sans plumeaux
Les déchets verts ont été exportés en bordure de l'itinéraire cyclable et de la route. Les Services techniques de la commun les ont ramassés, mis en tas sur le parking de Kerminihy et brûlés. Un suivi photographique va être mené de manière à suivre la repousse ou non de ces espèces et de mesurer l'efficacité des méthodes employées.
Deuxième réalisation : une information/sensibilisation auprès des usagers de la dune quant à la présence de deux espèces d'oiseaux : l'Oedicnème criard et le Gravelot à collier interrompu a aussi été réalisée. Cette sensibilisation s'est faite sous forme de panneaux posés sur les sites de nidification. Il ne s'agit aucunement d'interdire le secteur (qui reste accessible) mais simplement d'informer et de sensibiliser les promeneurs en leur demandant d'adapter leur comportement. Il n'est donc absolument pas prévu de sanctuariser ces secteurs mais simplement de faire prendre conscience au plus grand nombre d'entre nous de la richesse ornithologique de la dune. Sur Erdeven, ils ont été posés sur Kerminihy, et entre la Roche Sèche et le Poulbé. Le contenu des panneaux est précisé ci-dessous.
Types de panneaux posés :
Troisième réalisation : un suivi des espèces végétales à très forte valeur patrimoniale va être mis en place prochainement. Cette action consiste à établir un état initial des stations d'espèces végétales : localisation précise, surface, dynamique, menace. Ce suivi permettra de déterminer la nature et l'envergure des actions nécessaires pour maintenir dans un état de conservation favorable les habitats de ces espèces d'intérêt communautaire.
Quatrième réalisation : Mise en place de poubelles « collecte selective » en haut de plage Cette réalisation correspond à une des actions Natura 2000 de la fiche action C1 « Un ramassage des déchets cohérents à l'échelle du site ». La commune d'Erdeven a acquis et mis en place pour la saison 2005 des doubles conteneurs « Vacances propres » à la sortie des principaux accès à la plage. Ces double conteneurs sont composés : - d'une poubelle classique (couvercle bleu) dans laquelle sont déposées les déchets alimentaires, les sacs plastiques ainsi que les cartons et papiers gras - d'une poubelle « collecte sélective » (couvercle et sac jaunes) dans laquelle sont déposées les bouteilles plastiques, cartonnettes et briques alimentaires, conserves et canettes. Une trappe permet d'y déposer ses déchets, sans avoir à soulever le couvercle. Photos Emmanuelle Elouard Photos Emmanuelle Elouard Photos Emmanuelle Elouard Photos E.Elouard Les Services techniques de la commune d'Erdeven ramasseront les 2 types de sacs, les sacs « classiques » partiront vers l'usine d'incinération de Plouharnel, les sacs jaunes vers la filière de traitement « collecte sélective ». 4 double conteneurs ont été mis entre Port Lineneu et Kerhillio, 2 à la Roche Sèche et 1 à Kerminihy (cf carte de localisation ci-dessous) Photos Emmanuelle Elouard
Cette action devrait pouvoir accroître la valorisation des déchets et renforcer la sensibilisation des plagistes au ramassage de leurs déchets et au dépôt dans des conteneurs appropriés. Cinquième réalisation : ouverture d'une zone humide arrière - littorale, le Cosquer 13 élèves du lycée des Saints Anges de Kerlebost (à côté de Pontivy) accompagnés de leurs 2 enseignants (P. Loison et JP Legrand) sont intervenus pour des premiers travaux d'ouverture d'une zone humide arrière – littorale, le Cosquer. ppppppppppppppp Les élèves, leurs enseignants, le maire d'Erdeven et l'adjoint à l'environnement Constat : les zones humides arrières littorales (comme de nombreuses zones humides), surtout lorsqu'elles sont de faible surface, ont tendance à se fermer complètement par un important développement de la strate arborescente. Celui-ci conduit peu à peu à un atterrissement de la zone humide par dépôt de matière organique (feuilles en décomposition) piégée au niveau de l'important système racinaire des arbres qui se développent. La zone humide s'exhausse peu à peu. Cet exhaussement conjugué à de faibles précipitations (le cas sur le secteur depuis au moins 2 ans) et donc des arrivées d'eau moindres, peut conduire à terme à la disparition de la zone humide. Il est donc nécessaire, pour son maintien, de l'entretenir en coupant certains saules notamment, de manière à diminuer l'apport en matière organique. La menace de disparition de la zone humide (et alors de sa reconversion vers une autre utilisation du sol : mise en culture, dépôts de remblais…) et donc d'une perte de diversité écologique, est réelle. · Objectif de l'intervention Þ Premiers travaux d'ouverture d'une zone humide arrière littorale, le Cosquer se comblant progressivement du fait de la présence de saules et donc d'un apport de matière organique provoquant un atterrissement de la zone humide. L'objectif à terme est de ré ouvrir complètement cette zone humide en coupant une grande partie des saules, voire ultérieurement (avec un protocole qui restera à définir) en curant la zone humide. Les travaux à mener s'étaleront sur plusieurs années et comprendront plusieurs « tranches ». L'enjeu principal est de maintenir la zone humide et de favoriser, si possible, la biodiversité par cette ouverture du milieu. La démarche comprend deux volets complémentaires, un volet à caractère naturaliste et un volet pédagogique, pris en charge par l'enseignant du lycée Kerlebost, Pierrick Loison. Les travaux qui vont avoir lieu s'inscrivent comme des travaux expérimentaux, menés dans le cadre d‘un projet éducatif. Ces travaux ont valeur d'exemplarité dans leur déroulement. Ils n'en demeurent pas moins des travaux expérimentaux, sans souci de rentabilité. Les travaux programmés correspondent à une expérimentation, à petite échelle, qui s'inscrit dans une fiche action Natura 2000 (A4-1 Réhabiliter et maintenir les zones humides intra dunales et autres zones humides arrière littorales – Lutte contre la fermeture par une végétation dense- Erdeven/Cosquer n°3). Ils ont pour objet de contribuer à capitaliser les retours d'expériences sur des modes de gestion favorisant la conservation de la biodiversité dans les dépressions humides. Le suivi qui va être mis en place, après cette première intervention est simplement un suivi photographique. En effet, compte tenu des travaux qui vont être menés, ils n'auront pas, à l'échelle de cette première intervention, d'impacts sur la végétation (il n'y a pas pour cette première phase de travaux de relevés d'état initial de la végétation. Celui-ci sera cependant réalisé au printemps). La mise en place d‘un suivi des travaux, sur le long terme, avec définition de protocoles de suivis pour chaque phase de travaux, permettra d'avoir un recul nécessaire quant aux méthodes utilisées et de définir si elles sont efficaces ou méritent d'être appréhendés différemment. Ces expérimentations, couplées à ces suivis pour apprécier l‘efficacité des méthodes de gestion dans ces milieux, seront, de toute façon, de nature à conforter le gestionnaire en lui procurant une base d'informations pour d'autres actions de ce type à mener. Elles serviront d'exemples pour la constitution d'un référentiel d'interventions dans les zones humides. · Localisation de l'intervention (cf carte ci après) : Zone humide arrière littorale du Cosquer (Erdeven) - Parcelle n° ZT 20 - Surface : 1,2 ha environ - Zonage NDs au POS - Propriétaire de la parcelle: commun de villages (Kerminihy, Cosquer, Kerdelam) - Propriétaires alentours : cf carte ci après Habitats d'intérêt communautaire NATURA 2000 : zone humide non cartographiée par Ouest Aménagement. La zone humide fait cependant partie du périmètre Natura 2000 FR 53 00027 « Massif dunaire Gâvres - Quiberon et zones humides
Emmanuelle Elouard · Réalisation des travaux Ils ont eu lieu le vendredi 20 janvier 2006. La choix de la date a été fait de manière à ce que la réalisation de ces travaux dérange le moins possible l'avifaune (période de forte sensibilité au moment de la nidification qui s'étend de mi avril à septembre). Il faut également tenir compte de l'aspect accessibilité de la zone humide. Il est nécessaire que les conditions d'intervention soient plutôt bonnes : faible hauteur d'eau notamment. 5 équipes de 2 ou 3 élèves équipés d'une tronçonneuse ont été réparties sur tout le linéaire pour des raisons de sécurité. Chaque équipe devait couper les saules sur un linéaire délimité par les repères positionnés pour la prise de photos et sur une largeur définie. Il s'agissait de conserver tout autour de la zone humide une haie brise-vent. Seuls les saules ou branches retombant vers la zone humide et participant donc à son comblement ont été coupés. Chaque équipe a évacué branches et troncs coupés hors de la zone humide pour les entasser sur les parcelles 17 et 21 et enfin les brûler. Les cépées d'un diamètre supérieur à 5 cm ont été coupées en rondins de 50 cm et mises en tas (l'agriculteur riverain les récupérera). Des chemins ont dû être débroussaillés sur le talus séparant la zone humide et la parcelle n°17. Le but était de permettre un accès plus facile et plus direct à la zone humide, notamment pour évacuer les branches et troncs vers les aires de brûlage Au cours de la matinée, deux aires de brûlage ont été réalisées sur la parcelle n°17 (et donc deux chemins ont été débroussaillés sur le talus bordant la zone humide) et une aire de brûlage sur la parcelle n°21. Le chantier s'est poursuivi l'après midi. Il a fallu réorganiser les équipes pour terminer le chantier, certains linéaires étant moins longs et plus facile à réaliser. Un troisième feu a été nécessaire sur la parcelle 17 au Nord pour permettre une évacuation plus facile des branches. 2 ou 3 élèves ont pris en charge la surveillance des feux. Le gros du travail, l'après-midi a été l'évacuation et le brûlage de tout ce qui avait été coupé le matin. · Difficultés rencontrées- La présence de l'eau sur toute la zone humide a augmenté la pénibilité de l'évacuation des branchages et n'a pas toujours permis de faire des coupes rases. - Il n'y a pas eu de problèmes au niveau du matériel (seulement une chaîne de tronçonneuse cassée et un sécateur de force déboîté). - Le bon esprit du groupe a permis de réaliser un travail satisfaisant. Cependant lors de prochains chantiers les utilisateurs des tronçonneuses devront être prudents sur la quantité de branches à couper en fonction du temps dont ils disposent pour les évacuer. Le temps d'évacuation est souvent sous estimé.- Désouchage par les Services Techniques de la commune d'Erdeven en 2006 des souches de saules présentes au sein de la zone humide : établir un protocole d'intervention - Il était prévu de conserver quelques cépées à conduire en têtard mais nous avons dû y renoncer car elles étaient localisées trop près de la zone centrale ou mal enracinées et se seraient retrouvées curieusement isolées, nous n'avions pas prévu une largeur de travail aussi importante sur tout le linéaire. De même nous aurions pu conserver au bord de la route une ou 2 tiges mais pour un intérêt paysager nous avons pris la décision de les couper et d'offrir un large point de vue sur la zone humide, il sera toujours possible lors de prochains chantiers de conduire quelques rejets en forme têtard. · Perspectives - A voir la nécessité ou non de curer cette zone humide (selon un protocole bien précis).Il semble difficilement réalisable de curer l'ensemble de la zone humide. Il peut, par contre, être envisageable de réaliser des mares au fond de la zone humide (hauteurs d'eau différentes…). Si de tels travaux sont réalisés, il faudra sérieusement étudier le devenir des matériaux extraits (pas de stockage en milieux naturels) - Réalisation d'un état initial de la végétation (au printemps 2006, période optimale pour la reconnaissance des espèces végétales) - Suivis photographiques
Sixème réalisation : Travaux de lutte contre le baccharis sur la dépression humide de kerminihy - 2ème passage Une première intervention avait eu lieu en avril 2005. Le bilan (réalisé en août 2005) de cette première intervention avait montré que la lutte contre le Baccharis ne peut pas s'envisager, par des actions de coupe, sur une seule année. L'objectif premier de ces travaux était, de toute façon d'essayer par des interventions annuelles de coupe, d'épuiser à termes les souches. L'intervention de 2006 correspond donc à ce deuxième passage annuel. Il s'agit donc de poursuivre, dans le cadre de ces travaux, les expérimentations de techniques douces de lutte précédemment menées. Seuls certaines opérations menées en 2005 ont été reprises cette année. Il s'agit de concentrer les efforts sur une zone, qui avait été, lors de la première intervention, qualifiée d'expérimentale. · Localisation de l'intervention Petite dépression humide de Kerminihy (Erdeven) Ancienne carrière d'extraction de sable évoluant en dépression humide intradunale Habitats d'intérêt communautaire NATURA 2000 EUR 15 : 2190 « Dépressions humides intradunales » EUR 15 : 2130 « dunes côtières fixées à végétation herbacée (dunes grises) » Zonage NDs au POS, ZNIEFF de type 1 Propriétaire des terrains : Conseil Général du Morbihan, gestion par la commune d'Erdeven
· Travaux réalisés Opérateurs : 7 élèves volontaires de la classe de seconde BEPA Aménagement « entretien des espaces naturels et ruraux » puisque l'intervention a été réalisée sur un après midi libre (hors temps scolaire) et 1 encadrant. Pierrick Loison, enseignant au lycée « Kerlebost » de Pontivy Date de l'intervention : mercredi 22 mars 2006 La date d'intervention était favorable pour diverses raisons : § Hors période de floraison du Baccharis § Il est préférable de couper le Baccharis en période de descente de sève (meilleure efficacité de lutte). L'intervention n'a pas eu lieu typiquement en période de descente de sève mais les Baccharis étaient à un stade moins avancé que lors de la précédente intervention qui avait eu lieu le 1er avril 2005. § A cette période là, il n'y avait pas de confusion possible avec le saule (présence de jeunes pousses rouges). L'action de coupe et d'arrachage n'est donc orientée que vers le Baccharis. § Pas de dérangement des oiseaux nicheurs Matériel utilisé : fourches – bêches à dents plates, bêches, sécateurs de force, égoïnes, sacs et chalumeau. Durée de l'intervention : 3 heures Conditions d'intervention : excellentes du fait des précipitations du matin, arrachage facile des jeunes plants de Baccharis. Travaux réalisés - Arrachage des jeunes plants de Baccharis à l'aide d'une fourche – bêche et comptage. Une zone était attribuée à chaque élève ; - Arrachage de quelques souches ; - Coupe au ras des repousses de souches situées parmi les saules et donc difficile à arracher mais pas de tronçonnage nécessaire ; - Sur le carré test (1.5m²) qui avait été fauché lors de l'intervention 2004 (carré expérimental) brûlage des plants à l'aide d'un chalumeau ; - Les déchets de coupe ont été évacués par les élèves au bord de l'itinéraire cyclable. Ils ont ensuite été ramassés, exportés et brûlés par les agents des services techniques de la commune d'Erdeven.
Elèves au travail
Expérimentation chalumeau : brûlage des plants · Résultats et commentaires - 950 plantules ont été arrachés sur l'ensemble du secteur : 4440 jeunes plants avaient été arrachés lors de la première intervention - 4 ou 5 pieds adultes ont été dessouchés - La fourche bêche à dents plates semble être un outil plus efficace que la bêche pour l'arrachage des plantules. Elle permet de démotter légèrement le pied de Baccharis qui, ensuite, peut plus facilement être arraché. - Le travail d'arrachage des plantules a été nettement facilité par l'état du sol. - Sur le carré test, le brûlage a nécessité plus de temps que prévu (15 minutes). Il a fallu passer 3 ou 4 fois le chalumeau sur les plantules. La flamme ne semblait pas atteindre la plantule. Une expérimentation avec un vrai désherbeur thermique pourrait peut être s'avérer plus efficace (même s'il semble que la température de la flamme du chalumeau soit aussi élevée que celle d'un désherbeur thermique). - Les baccharis situés dans le bosquet de saules resteront difficile à éradiquer car l'accès n'est pas aisé. Les pieds de Baccharis sont entremêlés aux pieds de saules, ce qui complique leur coupe. La technique d'arrachage, au moins pour les jeunes plants de Baccharis, semble sur la durée pouvoir s'avérer efficace (diminution du nombre de jeunes plants). Quand aux rejets de souches, il semble difficile de conclure sur un épuisement potentiel des souches par des passages annuels de coupe des rejets. Une autre technique de lutte contre le Baccharis a été naturellement expérimentée. En effet, après la journée d'intervention, il a pas mal plu sur le secteur qui s‘est alors retrouvé sous l'eau. L'immersion des Baccharis coupés est une technique de lutte, qui ne pouvait, sur le site, être mené faute de gestion possible des niveaux d'eau. Elle a pu l'être grâce à la pluie ! Le désherbage thermique semble difficile à mener et à mettre en œuvre à grande échelle. (sauf peut être avec un désherbeur thermique, après coupe des jeunes plants de saules. Le Baccharis devient très vite très ligneux et donc difficile à attaquer rapidement par le feu). Pour les pieds de Baccharis entremêlés aux saules : il peut être envisagé, lors d'un prochain passage, de couper au ras une partie des saules pour faciliter l'accès et l'arrachage des souches de Baccharis. En respectant une rotation de 3 ou 4 années, l'impact paysager de la coupe de saules serait limité. · Perspectives
|
||||||||||||||||||||||||||||